LEONCE ET LENA – 2011

De Georg Büchner
Mise en scène de Raphaël Patout
Scénographie et costumes de Benjamen Moreau
Avec Pierre-François Doireau, Charly Marty, Léopoldine Hummel, Julie Tarnat, Anaïs Mazan, Julien Dérivaz, Camille Roy, Maxime Kerzanet, Mathieu Barché

Farce aux allures de conte de fées, Léonce et Léna est la première pièce de Georg Büchner. Sa langue est truculente, drôle, et laisse transparaître la colère d’un jeune homme contre son époque.
Léonce, prince du royaume de Popo, s’ennuie.  Face à son précepteur, il se  demande quel sens à sa vie, quel est son destin, pour quelle profession il est né. Un jour, un conseiller du Roi Pierre, son père, vient lui annoncer qu’il est promis en mariage à Léna, princesse du royaume de Pipi. Refusant ce projet, il décide de fuir le royaume et de devenir un vagabond, accompagné de son nouvel ami Valério, une sorte de poète philosophe alcoolique qu’il a rencontré par hasard.
De son côté, Léna refuse de la même manière celui à qui elle est promise et qu’elle ne connaît pas. Tous deux errent donc à travers la forêt, en quête d’une vie bien à eux. 
Léonce et Léna est une farce aux allures de conte de fées.  L’histoire est simple: une prince et une princesse sont promis l’un à l’autre. Ils refusent tous les deux leur destin en fuyant à travers la forêt. Georg Büchner s’amuse et nous amuse.
Il utilise les clichés du conte et les pousse jusqu’au grotesque. La langue qu’il met dans la bouche de ses personnages est truculente: ludique, lucide, pleine d’inventions et de cruauté.
Parodie du drame romantique et du théâtre baroque, Léonce et Léna est une débâcle de sentimentalité et une orgie de philosophie oiseuse. Que ce soit le Roi Pierre, Léonce, Valério ou Léna, chaque personnage est dans une quête d’absolu. Chacun cherche à se sentir vivant, dans une vie bien à lui. Chacun poursuit une forme d’exaltation, une ivresse, qu’elle soit amoureuse, alcoolique ou philosophique.
A travers cette bouffonnerie, transparaît toute la colère d’un jeune homme envers son époque. Erudit, Georg Büchner est très acerbe contre ses contemporains. Pour lui, ces derniers sont gorgés d’un romantisme mou et nauséeux. En particulier, il est très critique envers les membres du gouvernement qui s’occupent en organisant des fêtes et des cérémonies, et en oublient le sens de leur fonction au détriment du peuple.
Dans Léonce et Léna, il y a tous les plaisirs de la farce: la drôlerie mêlée à une critique acerbe. Il y a aussi la fougue d’un écrit de jeunesse. Cette pièce est la première de l’auteur. Sa créativité et son inventivité ne trouvent aucune limite. Sa langue est débridée.

Production: Festival des Nuits de Joux

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