JOSEPH – 2014

D’après les journaux et écrits de Joseph Goebbels
Texte de Thomas Lihn
Avec Pierre-François Doireau
Costumes de Sigolène Petey
Mise en scène de Raphaël Patout
Festival de Caves 2014

Un jeune homme de notre temps parcourt les écrits de Joseph Goebbels. Il les lit et s’enregistre. Il réécoute et se laisse séduire…. Il imagine la vie et l’ascension de celui qui sera ministre de la propagande. Il revit ses joies, ses peines, ses obsessions. Comment et sur quelles bases se forge la vie, l’esprit et les affects d’un homme qui sera un complice actif de l’ignominie ?

 

 

DETRUIRE LE MYTHE
Hitler, Himmler, Goering, Goebbels… des noms irrévocablement associés à la barbarie, à l’inhumanité la plus profonde. Ils prennent valeur de mythes dans l’histoire du vingtième siècle. Des mythes obscurs, il va sans dire.
J’ai étudié l’histoire de ces personnages au cours de mes études, je les ai vus dans des documentaires à la télévision, j’ai lu des témoignages relatant les faits de leur politique désastreuse. Cependant, ils demeurent pour moi des images lointaines…
Peut-être l’horreur extrême de leurs actes reste-t-elle difficilement concevable? Tout ceci semble tellement inimaginable…
En lisant les journaux personnels tenus par Goebbels, ministre de l’éducation et de la propagande, quelque chose s’incarne qui détruit le mythe. Il y est décrit le quotidien du troisième Reich, comment tout ceci a été possible, comment des individus bien réels, avec leur vie, leur famille, leurs émotions, ont organisé un système totalitaire.
En mettant en scène Goebbels, sa mélancolie, ses joies, son désir de trouver un guide, de devenir fanatique, il ne s’agit à aucun moment d’excuser l’inexcusable, mais plutôt de revisiter le questionnement qu’impose cette part de l’Histoire. Les ravages du nazisme ont été perpétrés par des hommes bien vivants et non par des personnages mythologiques.
Au-delà de l’histoire personnelle de ces individus, c’est bien l’histoire de l’Europe qui est mise en perspective. Le National-Socialisme n’est pas né de manière spontanée. Il est le résultat d’influences idéologiques et économiques mais aussi esthétiques. Ceci permet non seulement de comprendre les aspects contingents mais aussi de considérer par quel imaginaire cela a été possible.
Raphaël Patout – Metteur en scène

 

Coproduction : La Chambre Noire-Théâtre (Lyon) et Le Festival de Caves (Besançon)

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