CITTA NUOVA – En tournée

« Les paysages peuvent être trompeurs. Un paysage semble parfois être moins un décor pour la vie de ses habitants qu’un rideau derrière lequel se déroulent leurs combats, leurs réussites et leurs malheurs. » – John Berger.

Texte et mise en scène de Raphaël Patout
Avec Damien Houssier
Création de dessins 2D et 3D Géraldine Trubert
Costume de Sigolène Petey

La ville génère des images… Et de fait un imaginaire. Images historiques, mémoires de notre passé. Images d’une société technocratique, ambitieuses. Images industrielles, travailleuses. Images du bien-être, fleuries et arborées.
L’organisation de nos villes conditionne nos vies, nos habitudes, nos façons d’être… Et par conséquent nos conceptions de l’espace et du temps, en somme notre manière de nous représenter le monde… Et de le penser !
N’est-il pas temps de remettre en chantier la ville, de redessiner ses plans, de détruire certains monuments, certaines images ? N’est-il pas temps de tout reprendre à la base, sur de nouvelles fondations ?
Un architecte, profane en beaucoup de choses, tente d’envisager la Città Nuova, la ville nouvelle.

 

 

Critique de Jean-Pierre Thibaudat sur Médiapart:

https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-thibaudat/blog/221017/en-avant-pour-la-citta-nuova

Dossier complet : CITTÀ-NUOVA-La-Chambre-Noire-Theatre

Coproduction : La Chambre Noire-Théâtre (Lyon) et Le Festival de Caves (Besançon)

LE DEHORS DE TOUTE CHOSE – En tournée

D’après La Zone du Dehors d’Alain Damasio (La Volte, 2007)
Adaptation de Benjamin Mayet
Avec Benjamin Mayet

Vidéo: « Le Dehors de Toute Chose » – solo – 2014

 

Le dehors de toute chose est une ode à « la liberté », une invitation à se découvrir comme « autre que soi ».
Un homme seul. Ce « dehors » est pour lui une poche de liberté intérieure à chacun de nous. Un champ de vastes possibles obstrué par des siècles de conditionnement.
Se parlant autant à lui-même qu’aux gens qui l’entourent, il débusque, par tâtonnement, ces barrières qui nous séparent de notre véritable existence d’homme libre.
Son but ? Tenter sous nos yeux, dans une quête aussi intime qu’infinie, « d’inventer ce que vivre peut être ».
Grâce à un dispositif extrêmement léger, le spectacle peut s’implanter en rue aussi bien qu’en salle (théâtres, bars, lieux associatifs etc). Aucune séparation entre l’acteur et son public. Brouhaha de l’attente. Jaillissement du texte au beau milieu des spectateurs. Silence.
Porté par une figure insatisfaite de son présent, ce texte poétique et politique, philosophique, vient prendre l’auditoire par surprise.
Décalé, parfois ému, parfois perdu, l’homme se parle d’abord à lui-même et n’impose pas son logos. Ainsi, sa quête, totalement folle, prend corps directement dans l’arène de peau du comédien. Partageant dans l’instant les fulgurances et intuitions qui le traversent, il paraît alors comme un sage qui diffuserait, sans jamais imposé, son intime conviction.
Ou bien serait-ce le fou du village ?

 

 

Coproduction: Les éditions La Volte (Paris) et La Chambre Noire – Théâtre (Lyon).

Exposition « MON MOI REVE » – Centres sociaux du PRADO – 2017

Projet photographique réalisé avec des jeunes issus des centres sociaux du PRADO, en partenariat avec le Théâtre de la Croix-Rousse et financé par la Fondation St Irénée.
Photos de Jim Ouzi
Stage de jeu dirigé par Benjamin Mayet
Costumes de Lise Pereirra
Conception et coordination de Raphaël Patout

Se représenter soi-même. Tenter de donner à voir ce que l’on est. Ou au moins, une partie. Mettre en scène son corps. Déterminer la bonne posture. Travailler le regard que l’on adresse à celui qui nous verra. Choisir son décor, son costume, ses accessoires. Peut-être inviter une personne à nous rejoindre dans le cadre.
Depuis sa création en 2011, La Chambre Noire – Théâtre travaille avec des adolescents sur l’autoportrait et plus largement sur la représentation qu’ils ont d’eux-mêmes. Ainsi, il s’agit de les inviter à jouer avec ce qu’ils donnent à voir, à s’interroger sur ce qui les fonde, à aller chercher les images qui habitent leurs individualités, fabriquent leurs personnalités. Cet exercice de style convoque de l’intime mais revêt aussi un caractère politique au sens large, car même s’il s’agit d’une pratique apparemment tournée vers soi, elle s’adresse toujours comme tout geste artistique, à un autre, à un spectateur.
Peut-être est-ce l’occasion d’affirmer, ou d’assumer quelque chose de soi ? Peut-être est-ce l’opportunité de partager avec l’autre (que l’on ne connait pas encore !) quelque chose qui nous est propre, et ainsi d’entrer en dialogue ? Car au final, l’expérience proposé par ces images, c’est de s’interroger sur ses propres représentations : « Et si moi aussi, je devais faire mon autoportrait, si je devais concevoir mon Moi rêvé qu’est-ce que je ferais ? »